Il se déroule bien des choses horribles dans Pompes funèbres et pourtant, pour moi, la pire d'entre toutes fut de lire le récit d'un meurtre d'un chat. Le personnage était affamé. Ça justifiait l'assassinat de la bête. J'aurais eu quand même besoin d'un de ces cruels non-amoureux des chats pour qu'il lise les pages à ma place et qu'il me les raconte ensuite en m'épargnant les détails pénibles du meurtre qui fut si difficile à commettre. Le personnage se reprend plusieurs fois, ce qui rend le récit encore plus pénible. Il me semble que le récit du chat mort n'est pas aussi difficile à lire dans Cosmos de Gombrowicz. J'ai oublié le titre du film, mais je voulais voir un film l'autre jour (un film d'horreur indépendant bien marginal et probablement minable) qui fut célèbre pour sa radicalité et aussi pour avoir filmé un vrai meurtre de chat. Julie a refusé tout éventuel visionnement, comme elle refuse de voir Cannibal Holocaust pour les horribles tortures réelles infligées aux tortues. Je lui en suis reconnaissante. J'ai eu tant de mal à lire trois pages de Genet. Je ne crois pas être suffisamment solide pour regarder ces choses odieuses à l'écran et ne crois pas que ça mérite d'être vues.
En lisant Jean Genet, il me prend parfois des rêveries où j'aimerais être un homme gai. N'allez pas croire que j'ai un problème d'identité sexuelle, loin s'en faut. Je ne crois pas du tout à la fluidité des genres. Je suis une femme dans mon corps comme dans ma tête. Il reste que je peux trouver ça chouette les enculades homosexuelles dans les fonds de ruelle. Je sais que ça ne l'est pas, en réalité, et que la vie d'homme gai ne doit pas être toujours très agréable. Je m'imagine mal passer une vie entière à laisser des messages sur des boîtes vocales : « Amelien, 26 ans, uncut, 8 pouces, top, disponible de jour ». Une spécialiste de la rencontre, dont je tairai le si doux prénom, m'a raconté que ça se passait de cette façon entre certains hommes gais de nos jours.
Sur ce, mes braves, j'enfile Notre-Dame-des-Fleurs. Si je suis assez productive, j'espère commencer le Miracle de la rose aujourd'hui. Il pleut malheureusement, je ne pourrai pas me prélasser sur un de mes balcons ou sortir dans un parc. Ah la vie est bien cruelle!
En lisant Jean Genet, il me prend parfois des rêveries où j'aimerais être un homme gai. N'allez pas croire que j'ai un problème d'identité sexuelle, loin s'en faut. Je ne crois pas du tout à la fluidité des genres. Je suis une femme dans mon corps comme dans ma tête. Il reste que je peux trouver ça chouette les enculades homosexuelles dans les fonds de ruelle. Je sais que ça ne l'est pas, en réalité, et que la vie d'homme gai ne doit pas être toujours très agréable. Je m'imagine mal passer une vie entière à laisser des messages sur des boîtes vocales : « Amelien, 26 ans, uncut, 8 pouces, top, disponible de jour ». Une spécialiste de la rencontre, dont je tairai le si doux prénom, m'a raconté que ça se passait de cette façon entre certains hommes gais de nos jours.
Sur ce, mes braves, j'enfile Notre-Dame-des-Fleurs. Si je suis assez productive, j'espère commencer le Miracle de la rose aujourd'hui. Il pleut malheureusement, je ne pourrai pas me prélasser sur un de mes balcons ou sortir dans un parc. Ah la vie est bien cruelle!
Musique actuelle: Coco Rosie - Beautiful Boyz
6 commentaires | Envoyez un commentaire