11 juillet 2009 @ 11:02
Les jours de mélancolie  
Je ne sais pas pourquoi ce matin. Ça arrive comme ça. Des matins plus durs que d'autres. Je viens écrire ici, depuis quelques temps, presque exclusivement lorsque je suis dégoûtée de tout. Je m'en excuse. Ce matin encore, je commence à remettre en question l'intérêt d'appartenir au monde, de vivre en société. Peut-être que ça me vient de Thirst de Park Chan-wook. Le plus drôle et troublant film de vampires que l'histoire du cinéma ait connu. Je me sens encore mal depuis le visionnement et réfléchis sans arrêt à l'intérêt des relations humaines. Ça ne doit pas être étranger au fait que j'ai passé toutes les dernières semaines à travailler sur Beckett. J'ai lu plusieurs romans de Beckett que je ne connaissais pas. Pour tout dire, je ne connaissais pas beaucoup Beckett. Je m'y suis plongée et ce n'est pas terminé. Mais enfin, la semaine prochaine, je dois me replonger dans Céline que je connais déjà davantage. Ça ne dressera pas un portrait du monde plus joyeux. Je me sentirai, sans doute, un peu mieux néanmoins pour une raison étrange. 
 
 
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(anonyme) on le 12 juillet 2009 03:25 (UTC)
La traversée de la mélancolie
Salut Amélie!

Voilà ce que disait Julia Kristeva dans « La traversée de la mélancolie »

Le sublime naît dans la mélancolie. La preuve ? Holbein, Nerval, Dostoïevski, Duras,Beckett, Céline et tant d’autres.

Plus loin elle ajoute…

Absente du sens des autres, étrangère, accidentelle au bonheur naïf, je tiens de ma déprime une lucidité suprême, métaphysique. Aux frontières de la vie et de la mort, j’ai parfois le sentiment orgueilleux d’être le témoin du non-sens de l’Être, de révéler l’absurdité des liens et des êtres. Ma douleur est la face cachée de ma philosophie, sa sœur muette.

Peut-être un jour serons-nous invités au même grand bal de la mélancolie… Tu verras, je serai facile à reconnaître car, tout comme toi, je ne porterai aucun masque.

D’ici là, je te souhaite une très bonne mélancolie…