Je lutte souvent contre des pensées que je sais mensongères. Elles sont fausses et pourtant me hantent. Elles viennent de mes craintes les plus profondes. Parfois, dans un moment de faiblesse, je laisse la pensée mensongère me contaminer. Je la laisse dicter mes actes. Je commence alors à avoir un comportement, en apparence, incohérent. Au contraire, il est cohérent à toute la folie que ma tête contient que je tente de repousser, parce que je suis plus forte et plus intelligente que ces mauvaises pensées. Il faut écarter les pensées fausses. On a bien assez à débattre avec la vérité pour s'encombrer du faux. Je laisse parfois une de mes pensées fausses m'envahir même s'il ne faudrait pas. Dans un moment de faiblesse, de si totale vulnérabilité. Mon comportement avec autrui devient dès lors dicté par la pensée fausse. Ça me révèle parfois une vérité encore plus complexe que je ne pouvais pas voir. Je me demande si je voulais vraiment la voir. Dans un instant de totale vulnérabilité, la révélation est dangereuse. La vérité que je viens d'apercevoir peut-elle être vraie si je l'ai découvert par le détour de ce que la pensée mensongère avait fait de moi ? Je ne sais pas. Je suis seule, complètement démunie pour y réfléchir. Ça devient un peu trop compliqué pour une femme vulnérable. Unique consolation : aujourd'hui, j'ai réappris à pleurer.
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