11 novembre 2007 @ 07:11


Je peux concevoir que les jeux vidéo puissent devenir un jour un art. Je veux dire un art au sens fort du terme : une oeuvre d'art. J'ai eu cette réflexion en jouant à Manhunt 2 l'autre soir. Je ne suis pas gênée parce qu'il n'y a pas un seul auteur. Le cinéma est bien un travail d'équipe, il n'est pas moins un art que les autres. Je n'ai pas lu toute la polémique qui entoure la sortie de Manhunt 2. J'avoue avoir lu quelques textes sur Kotaku et dans d'autres blogues de jeux vidéo. Je me rappelle que devant les événements entourant la sortie contreversée de Manhunt 2 un individu louche avait comparé la censure d'une toile de Picasso, de Guernica si ma mémoire est bonne, aux attaques faites au jeu. Il y a des gens qui ont le sens de la mesure! En jouant à Manhunt 2, je puis vous assurer que nous sommes loin, très loin d'une oeuvre d'art! Il faudra repasser d'ailleurs pour la transgression. Il n'y a pas plus conservateur que Manhunt 2. En terme de jeu provoquant, nous avons vu mieux. Je considère que Katamari Damacy est près de l'oeuvre d'art. Je me suis souvent promise d'écire un texte où j'expliquerais pourquoi. Il faudrait que je m'y mettre. Si j'avais un XBox360 (chose qui pourrait arriver dans quelques mois), je dirais peut-être que Oblivion est une oeuvre d'art. Ça reste à voir.

Je ne suis pas très avancée dans Manhunt 2, mais je viens de franchir le creux du jeu. L'endroit où les créateurs devaient faire preuve d'imagination et nous ont mis un pas très heureux flash-back. L'intensité est tombée d'un coup. Je dois donc déplacer un personnage du passé de l'autre dont je me câlisse. Il y a des hélicoptères qui me tirent dessus et des mecs. Je suis sans arme et je tente d'y échapper. On est loin de l'ambiance psychologique et effrayante du début du jeu. Dans Indigo Prophecy, un jeu audacieux et prometteur qui n'a pas rempli ses promesses, il y avait aussi un flash-back pénible doublé d'une histoire d'armée environ au même moment du jeu. J'ai tourné le dos complètement à mon PSP, ou plus précisément à Manhunt 2, pour replonger plus profondément dans Silent Hill : Origins. Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais au moins ça tient la route. Il n'y a pas de décrochage dans Silent Hill.

La rupture de ton de Manhunt 2 n'est pas la source de l'échec du jeu. La rupture de ton est une chose bien en général dans l'art. Si Manhunt 2 est seulement un jeu vidéo très ordinaire, c'est qu'il manque complètement d'audace. Il a le front en plus de se présenter comme le nec plus ultra de la violence. Ouais, c'est violent genre. Dans l'écran, il se déroule des choses pas trop belles. Mais bon les digital natives comme moi, nous en avons vu d'autres! Une violence qui n'est qu'une représentation plus ou moins intéressante au niveau visuel ne constitue pas réellement une violence pour moi. Les effets de caméra ne sont pas dignes d'un siècle de prouesses cinématographiques. Les images sont mal travaillées. En plus, il n'y a pas d'enjeu éthique lorsque mon personnage de Manhunt 2 pousse un homme inconnu dans le bol de toilette pour l'assassiner. Le personnage principal est un être sans jugement avec une psychologie très sommaire, voire complètement idiote. Il n'arrive pas à la cheville de la complexité de l'être humain. Je suis souvent dégoûtée devant les meurtres de Manhunt 2. Je ne suis pas insensible. Il m'est même arrivé de pousser des exclamations de dégoûts, parce que ça peut être vraiment odieux. Au-delà de ça, le jeu demeure complètement inoffensif. Il ne représente pas d'une manière quelconque la société contemporaine, il ne remet pas en question l'ordre du monde. Manhunt 2, c'est du chromo, c'est mauvais et prétentieux.
 
 
02 octobre 2007 @ 07:39
Vous devez vous en doutez après plusieurs mois en compagnie d'Apple le lavage de cerveau est complet. Cette chose vient d'arriver à la maison:


Ce truc minuscule, quasi sans-fil, est un routeur. Il est parfait! J'écoute ma musique grâce au sans-fil sur mes hauts-parleurs de salon. L'internet rentre en fou dans mon ordi. Je suis complètement dominée par cette petite machine.
 
 
23 juillet 2007 @ 15:19


Au risque d'être ostracisée, je dois avouer qu'un de mes plaisirs récents est une chose absurde : les jeux vidéo de sport. Je joue à The Bigs sur le PSP. Après les lectures d'été, je suppose qu'il y a un autre concept : les jeux vidéo d'été. Il faut chercher un jeu actif dans lequel le joueur ne fait pas d'activité physique. Évidemment c'est mieux comme ça. Jouer à DDR, ça serait céder aux pressions de l'été, alors que jouer à The Bigs, c'est quand même une manière de s'inscrire violemment dans la virtualité. Je vous cachais ma passion du baseball. Je la dévoile aujourd'hui. Et oui, j'adore le baseball! J'ai joué au Softball féminin plusieurs années! J'ai joué souvent à des jeux de Hockey. Mais de baseball, ça remonte à ma prime jeunesse sur un Odyssey 2000:

 
 
25 juin 2007 @ 20:21


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Instinctivement on conçoit la progression du roman selon deux éléments majeurs : l'histoire et l'action. L'un n'allant pas sans l'autre. Notre intérêt dépend de cette soi-disant action et de la captivante histoire. Les personnages, l'émotion, l'atmosphère se greffent peu à peu à tout le tralala. Il me semble que le roman n'a jamais reposé sur l'une ou l'autre de ces composantes. La mauvaise littérature de science-fiction, policière ou d'horreur y croit en général dur comme fer. Selon moi, à tort. Je crois que Douglas Coupland, dans Microserfs, en minimisant à la fois l'histoire et l'action parvient à écrire un vrai roman geek.

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Le roman constitue le journal de Daniel, un employé de Microsoft, qui consacre tout son temps à trouver et à corriger des bugs. Il habite avec ses collègues de travail dans une geek house. Ils passent leur temps à travailler, à discuter d'informatique et à écouter Melrose Place. Leur ami, Micheal, après une rencontre avec la figure énigmatique prénommée Bill, décide de fonder sa propre compagnie. Ils abandonnent tous Microsoft pour construire un ambitieux programme fondé sur le principe des blocs Lego. Les moments forts du roman se trouvent souvent lors des conversations entre Daniel et Karla. Elles sont en général vraiment simples et tout à fait fascinantes. Ils se font des massages entre les discussions. À mon avis, ça manque un peu de chair, mais bon... Je ne me souviens pas de grandes scènes de baise dans Generation X. Tout est là. Il ne pourrait pas y avoir de rough sex. Le roman maintient un rythme calme sans empressement. Ça n'existe presque plus de nos jours des romans aussi rythmés et pourtant reposants. Il n'y a presque pas d'action. À peine, s'il y a une histoire... Il n'en demeure pas moins saisissant. Habituellement les romans contemplatifs sont structurés par un principe esthétique fort. L'intérêt est d'observer la forme des phrases, le choix des mots. Dans Microserfs, la contemplation n'est pas esthétique. Elle est philosophique, je suppose, et parfaitement geek.

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Karla began taking all Star Trekky again - the best thing about her.

She said, "I don't believe human beings store memory in our brains exclusively - there simply aren't enough storage slots or interconnective possibilities. And so if not in the brain, then where? I concluded that another viewpoint on memory was to see our bodies as 'peripheral memory storage devices.'"

Microserfs, p. 66.

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Julie me dit à l'instant que Proust a déjà écrit ça. Sacré Proust, il a déjà tout dit.

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J'ai hâte de le prêter à [info]takagin ! Et je m'achète J-Pod bientôt. À suivre.

 
 
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25 juin 2007 @ 19:12
En fin de semaine, j'ai eu trois petites journées de vacances chez ma mère à Sherbrooke. Dans le calme et la tranquillité. J'aime Montréal jusqu'à ce qu'elle m'oblige aux festivités. Nous sommes d'une époque festive et surtout le jour de la St-Jean, je crois qu'il faut s'évader. Il me semble qu'il n'y a rien eu à fêter au Québec cette année. Et moi, la fierté nationale, bah! Ça ne m'intéresse pas.

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Le temps était parfait. Il y avait une vente de comic books au temple geek de Sherbrooke : le Griffon. Nous nous sommes achetées des jeux de PS2 usagés pour redonner vie à la console. Nous avons ensuite honoré comme toujours notre lieu préféré de Sherbrooke : Black Cat Books à feu Lennoxville. La plus charmante librairie anglophone du monde. J'ai acheté plein de livres dont Microserfs de Douglas Coupland.

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J'ai lu Microserfs. J'ai presque terminé. Si j'avais su que c'était si chouette, je l'aurais lu bien avant. J'ai acheté il y a quelques mois un roman écrit par une programmeure célèbre. J'oublie le titre (Edit à 21h39 : The Bug de Ellen Ullman). Je voulais lire un roman intéressant à propos de l'informatique. Il était aussi ennuyant du point de vue littéraire qu'informatique. Au niveau littéraire, il était assez pathétique même. Le roman de Coupland ne lui ressemble pas du tout.

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Je vous laisse pour le moment sur cette pensée mi-Hegel, mi-Katamari :

She said that we, as humans, bear the burden of having to be every animal in the world rolled in one.

She said that we really have no identity of our own.

She said, " What is human behavior, except trying to prove we're not animals?"

She said, "I think we have strayed so far away from our animal origins that we bent on creating a new, supra-animal identity."

She said, "What are computers but the EveryAnimalMachine?"

Douglas Coupland, Microserfs, p. 17
 
 
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18 juin 2007 @ 13:37
Si j'adore mon MacBook, je déteste OS X. Plus précisément, j'ai une haine profonde pour le système d'exploitation. Au niveau matériel, tout est meilleur sur mon ordinateur: le WiFi, le micro, la webcam, le système au complet. Cela dit, Apple sous-estime sans cesse l'intelligence de l'utilisateur. Le système entier est décidément très méprisant. Monsieur et Madame qui aiment être méprisés doivent aimer ça le OS X. Il faut lire tous les noms débiles un peu partout et voir comme toutes les opérations sont trop simples. Alors qu'installer un logiciel sur un PC peut être une épreuve intense, sur un Mac il faut pitcher une icône et hop. C'est à croire qu'il conçu pour les gens qui ne comprennent que les images. Il faut tout droper tout le temps comme un débile. Le mécanisme de la machine est complètement absent. Tout est simple. Je ne sais pas du tout de quelle manière la machine fonctionne, mais je lance bêtement des icônes un peu partout dans mon écran. Même le dernier des imbéciles pourrait le faire. C'est l'idée justement, je présume. J'avoue que j'aime avoir un peu plus de défi avec ma machine. Il y a un article fascinant d'Adorno dans Minima Moralia où il analyse les morceaux de caoutchouc sur les portes des réfrigérateurs, des automobiles. Sa réflexion porte sur le processus d'aliénation derrière le petit morceau de caoutchouc. Avec l'apparition du caoutchouc, l'humain a un effort de moins à faire. Il n'a plus à refermer délicatement les portes. Le caoutchouc assure le coup et le remplace dans la tâche. C'est certainement plaisant de ne plus avoir à penser qu'il faut faire attention en refermant les portes, on ne perd pas moins un peu de notre capacité à penser. Le petit caoutchouc, c'est décidément un Mac! Alors la wannabe rebelle, il faut lutter un peu contre ce putain Mac! Sinon, il aura le dessus. Ce n'est pas bon signe quand tout est trop facile.
 
 
 
16 juin 2007 @ 14:09
Je l'ai caché, mais j'ai fait le saut aussi. Je possède bel et bien un Macbook (et un Ipod Nano aussi... ils venaient ensemble). Je n'ai jamais fait réparé mon Acer, bon pour le gaming, parce que je n'avais pas l'argent. J'irai bientôt le faire réparer et il sera un ordinateur de maison. C'est beau un 17", mais j'ai besoin d'un petit Macbook pour travailler partout. Ce matin, j'ai décidé que mon Macbook sera un fier opensourceur. Il ne roulera que des logiciels opensouce ou presque. À date, je trouve tout ce que je veux : Vienna pour la gestion des RSS, Cyberduck pour le FTP, Adium pour le chat, NeoOffice pour le traitement de texte et même un jeu : Zombies. Je teste d'autres logiciels. C'est chouette. Je suis désormais une hybride! Comme le veut l'expression populaire, je suis aux deux. C'est comme être bisexuelle, mais pour les ordinateurs. Je l'avoue le Macbook est une merveille! :D
 
 
09 juin 2007 @ 16:45


Mardi dernier, nous étions à la dernière pièce de Denis Marleau : Fantasmagories technologiques I, II, III. Tentation du quétaine oblige, tout le monde parle de Robert Lepage, mais la pièce de Marleau était, je n'en doute pas une seconde, beaucoup plus intéressante. Les textes des petites pièces de Fosse, Beckett et Maerterlinck étaient d'une qualité qu'on n'entend pas souvent sur les planches des théâtres montréalais. Le texte, en fait, est souvent la faiblesse de ce qu'on joue au Québec (j'exclus évidement la reprise des classiques). Dans Fantasmagories technologiques, tout y était pour que ça soit parfait. L'utilisation des salles de l'Espace Go était très chouette. Nous étions trente ou quarante spectateurs environ. Ce genre de déplacement est relativement fréquent dans le théâtre contemporain, mais il était quand même beaucoup plus réussi qu'à l'habitude. Nous avancions dans un petit couloir sombre pour découvrir trois poupées avec des têtes humaines. Le dispositif technologique était impressionnant bien sûr.  Je me demandais sincèrement si les comédiens étaient présents ou non dans les poupées. Les têtes semblaient trop petites certes, mais bon, convention oblige, nous étions au théâtre. Il semble bien que nous avons eu droit à des projections vidéo toute la durée du spectacle. Qu'importe, c'est la meilleure pièce de théâtre que j'ai vue. La pièce de Beckett était le grand moment. Le texte de Comédie est fascinant. La manière dont les comédiens, absents du théâtre, les lisaient était véritablement troublant. Sans pathos, comme l'écrivait Julie. Enfin un metteur en scène qui traite la littérature comme il se doit. Sans émotion, sans grand jeu. La brutalité, le rythme des textes suffisent. Nous sommes tombées, par erreur, le soir où le texte de Maerterlinck était en anglais. Il était passsionant même en traduction. C'est dommage quand même.
 
 
09 juin 2007 @ 16:28


J'ai essayé ce matin le jeu de l'heure sur le PSP : Crush. Il y a matière à faire mouiller des universitaires. Crush spacialise la psychanalyse du personnage un peu nonchalant que nous sommes invités à contrôler. J'avoue que je trouve rarement qu'un jeu est autant une épreuve intellectuelle. Non pas parce que l'inétgration de la psychanalyse est très profonde, c'est un peu sommaire. Il est ardu dans la mesure où l'on doit apprendre à « crusher », c'est-à-dire à passer de l'univers en 3d vers le 2d. Deux traditions de jeux vidéo se rencontrent dans le passage d'un à l'autre. Crush est une synthèse assez extraordinaire des jeux de plateforme. Nous devons affronter l'inconscient terrible du personnage principal. Quel programme!
 
 
09 juin 2007 @ 16:10
Qu'est-ce qui est plus le fun que Puzzle Quest? Jouer à Puzzle Quest en multiplayer!

Depuis hier, Julie m'a technologiquement rejoint. Elle possède la nec plus ultra du gamer: un superbe PSP. (Disons après le PS3, mais c'est pour le futur.) Il ne peut pas être hacké encore. Nous devons attendre que le downgrade sorte. Peu importe, elle a Puzzle Quest. C'est ce qui compte.

Nous sommes allées dans une boutique montréalaise de jeux vidéo indépendante avec l'objectif avoué d'encourager les petits commerces et non les grandes chaînes. Errreur! Les petits commerces méritent parfois de mourir. Le mec a refusé que j'achète le PSP sur ma carte de crédit. Il venait de m'offrir une carte mémoire. J'ai refusé. Il me semble que si j'avais eu une fraude à faire, j'aurais ajouté une carte mémoire et trois, quatre jeux de plus. J'aurais pu payer moitié comptant, moitié crédit comme il voulait... mais bon tant pis pour lui! La même journée nous avions fait un achat six plus important entièrement sur le crédit sans la moindre question. Nous sommes allées chez Futureshop pour le PSP. J'ai payé par carte de crédit. J'acheterai maintenant mes jeux chez Ebgames au lieu d'aller dans une petite boutique.

En plus, les imbéciles de cette boutique possède un site en ligne pour acheter des jeux et des consoles. Ils acceptent évidemment les cartes de crédit sur le site Internet où il est autrement plus simple de les frauder.
 
 
24 avril 2007 @ 07:38
Il me semble que j'ai besoin de gaming intense bientôt. À chaque fin de session, c'est pareil. Je m'enferme quelques jours pour me défoncer dans un jeu pour qu'ensuite la vie de dur labeur puisse reprendre avec tout autant de vigueur. Je ne l'ai pas encore fait ce printemps, ça me manque. Ce matin, je vois sur mon blog de PSP préféré des nouvelles captures d'écrans du prochain Silent Hill. Ça se passera sur un PSP! Pour moi, de toute façon, tout le gaming ne se déroule que là. Mon PS2 est totalement laissé à lui-même depuis l'arrivé de la console portable dans ma vie. Je n'arrive plus à me concentrer sur le PS2. J'ai besoin du petit espace autour de la console. Je retrouve d'anciens plaisirs qui datent de mon Game Boy. Il me semble que le jeu vidéo ne se conçoit pour moi que sur une petite console. Vous ne pourrez pas dire que je n'ai pas de suite dans les idées. Une petite console, c'est comme un livre.

Il y avait un joueur de Puzzle Quest dans l'autobus ce matin. Malheureusement sur le DS. Sinon j'aurais pu lui proposer un duel. Qui a dit que le gaming ne pouvait pas rendre sociable? L'autre jour, il y avait des jeunes de 12-13 ans qui jouait à Tekken. J'avoue que j'avais mon PSP avec Tekken à l'intérieur. Je ne me suis pas levée pour leur proposer un duel. J'ai de l'orgueil. Je ne voulais me faire massacrer par des prépubères dans l'autobus.

 
 
17 avril 2007 @ 13:59
Un nouveau numéro de la revue de cyberart et de cyberculture artistique Archée vient tout juste de paraître. Il se nomme Présence et interactivité et constitue le premier volet de deux sur les nouvelles formes narratives associées à la cyberculture. Le second à paraître s'intitule Rituels Hypermédiatiques. Au-delà de la basse autopromotion (parce que j'ai un texte dedans!), je vous parle de ce numéro parce qu'il est en lien avec plusieurs préoccupations que j'explore régulièrement dans ce journal. Si le blogue est un terrain d'essai, la forme des réflexions est un peu différente dans un article fini.

Il se passe quelque chose de nouveau au sein de la narrativité technologique. Il me semble que le moment est idéal pour l'explorer. Nous sommes tous arrivés à un point de contact important avec Internet. Le premier article de Samuel Archibald porte sur cet immense jeu qu'est Grand Theft Auto : San Andreas. Il s'impose de citer le titre puisqu'il est rare de citer un article scientifique au titre si inspiré : "« Damn It Feels Good to Be a Gangster », narrativité et interactivité dans Grand Theft Auto : San Andreas".  Ensuite, l'article sensible et solide de Bertrand Gervais explore l'effet de présence d'une oeuvre Internet Adam's Cam qui détourne le prédominance pornographique de la toile. Le troisième article de Nicolas Xanthos réfléchit à la notion d'interactivité par le biais de Silent Hill. Je parle aussi un peu de jeux vidéo en mentionnant très brièvement X-Files: Resist and Serve et 24: The Game sur le Playstation 2 pour ensuite étudier deux oeuvres Internet : 1=1 de Gregory Chatonsky, une adaptation de Lost Highway, et Scénario de Micheal Sellam, une adaptation d'une dizaine de films dont Blade Runner et Blow-Up.

Voilà! À lire donc si vous avez du temps en ligne.
 
 
09 avril 2007 @ 15:38


Il y a quand même quelque chose d'extrêmement puissant dans les jeux vidéo. Je me demande en regardant cette capture d'écran de Puzzle Quest comment ce jeu peut m'absober autant. Je me dis très absordée, mais en réalité, je n'ai pas joué beaucoup. Heureusement, j'ai des tonnes de pain sur la planche. Je pourrais bien passer mes journées à déplacer des gems, sinon.... Quel coup de génie, le mélange entre un RPG traditionnel et un puzzle!
 
 
28 mars 2007 @ 07:53
Récemment [info]takagin nous a fait découvrir un courant musical : le bitpop. Je ne connais pas toutes les différences, mais il y a aussi le blip blop, les chiptunes... Dans le bitpop hardcore, la musique est entièrement composée à partir de jeux vidéo: Game Boy, C64, Atari, Colleco... (Il y a aussi un bitpop plus soft qui mélange le synth pop ou l'electro avec les jeux vidéos). C'est effrayant! Je suis terrifiée. J'aime toutes les chansons du premier coup. Ça vient me chercher par une corde sensible. Je me sens en plus terriblement geek finie. Il n'y a plus rien à faire avec une fille qui écoute des sons de game boy remixés.
 
 
Musique actuelle: Din Stalker - Herr Reporter
 
 
07 mars 2007 @ 16:00
Je vais être payée pour jouer à Second Life. Si c'est pas la belle vie! Bon, je dois écrire des articles ensuite.  C'est vraiment la belle vie!
 
 
05 mars 2007 @ 10:33

Nous avions une envie furieuse de cinéma. Du cinéma, du vrai, celui que certains disent que c'était une affaire du 20e siècle. Le cinéma dans la salle et tout. Zodiac de David Fincher vient tout juste de sortir. Même si le réalisateur n'a rien fait de vraiment notable depuis Fight Club, je voulais absolument voir le film au plus vite. J'ai bien fait d'accourir. Récemment, je me disais que ça faisait longtemps que je n'avais vu un film long et intéressant. Les films de trois heures sont souvent à la manière de Lord of the Ring des pochetées sentimentales qui s'étirent. Il y a les longs films de Kubrick qui valent le coup, le Guépard de Visconti (que je n'ai pas encore vu) aussi sans doute. Zodiac est dans la trop rare catégorie des longs films excellents. Il s'agit d'un film de tueur en série qui n'a rien à envier aux autres films du genre. Pas même à Seven qui est son cousin éloigné, ou de la fesse gauche, pour reprendre cette amusante expression. Je n'ai pas été chanceuse avec les derniers films que je suis allée voir récemment au cinéma : Ma fille mon Ange (pourquoi diable je voulais voir ça?) et Number 23. Deux inscriptibles navets. J'ai vu aussi Congorama qui est assez bon. Je n'ai pas vraiment de commentaire détaillé à faire. Le film est très bien. Il m'a laissé toutefois assez indifférente.


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Le vidéo du jour pour les amateurs de dnd:

Mes frères m'ont fait découvrir Tom et ses chums. Il ne faut pas manquer la partie 2.
 
 
04 mars 2007 @ 12:55
dnd  
J'avais un regain pour les jeux de rôles sur table ces derniers temps. Fait étonnant : de Dungeons, plus particulièrement. Je m'ennuyais réellement des grandes parties de dix heures à plusieurs. Il semble que je devrai malheureusement m'en ennuyer encore pour un bout. J'ai retrouvé mes notes de Dungeons dans les derniers jours, mes cartes et mes textes. Parmi les textes, il y avait le début d'un roman de fantasy. Ouf! Il faut le brûler. Si jamais je deviens écrivaine un jour, je ne voudrais surtout pas que cette chose puisse être vue. Il y aurait sans doute moyen de faire un bon roman de fantasy. Je vous assure que le mien était médiocre. J'étais à l'université en plus. Ça ne date donc pas de temps anciens. J'ai retrouvé aussi des notes pour un roman franchement meilleur. Il y aurait quand même moyen de concrétiser celui-là.

Ce que j'adore dans Dungeons, c'est qu'on peut en faire réellement n'importe quoi. Je ne crois quelqu'un qui dit qu'il n'aime vraiment pas l'univers de Dungeons. Ce qui est intéressant, c'est que c'est complètement malléable. Il n'y a justement pas d'univers déterminé de Dungeons. On peut balancer les dragons, les donjons, le Moyen âge au grand complet aussi, s'il le faut. Même les classes de personnage typique peuvent être complètement altérées. Je suis contente de pas avoir vendu mes livres de Dungeons comme je croyais vouloir le faire à un moment. J'ai ma petite collection de première édition par nostalgie et ma collection de troisième édition parce que, avouons-le, elle est franchement meilleure. Je sais que je suis désormais dépassée. L'ombre de l'édition 3.5 plane désormais sur le monde de Dnd.

J'ai commencé une partie avec Julie. À deux, la dynamique est différente. Ce qui intéressant, c'est que l'on peut jouer comme ça à temps perdu. Julie a opté pour un sorcerer, le magicien intuitif. À la sortie de la troisième édition, j'étais fascinée par le sorcerer. Il y a des posibilités dramatiques intéressantes. Encore faut-il les actualiser. L'objectif est de pousser le sorcerer à son plein potentiel. Nous voulons aussi éventuellement une vraie scène de dragon. Tout le monde sait que le jeu se nomme Dungeons et Dragons, mais qui a vraiment joué avec des dragons? Je sais que ma grande faiblesse est au niveau des monstres. Je ne suis pas stratégique de ma personne. Je préfère l'intérprétation du rôle à l'élaboration d'une stratégie. Serais-je capable de faire un dragon? Ça reste à voir.
 
 
 
31 janvier 2007 @ 10:00
Je parlais des hacks sur le PSP. Sony a lancé mardi le nouveau firmware. En moins de vingt-quatre heures, les hackers s'étaient déjà emparés du code. C'est difficile des fois de ne pas s'imaginer des complots à la X-Files. Je vois Sony qui invente un plan complexe de domination du monde. Ils font semblant de lutter contre les hackers et en même temps, ils fournissent secrètement les hackers avec du financement et du matériel pour les aider. Où sont Mulder et Scully pour enquêter sur ce dossier au nom de la vérité ?

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Les pauvres artistes de la musique ont fait bien des croisades contre les MP3. Je dis les pauvres artistes parce qu'ils ne sont franchement pas à plaindre si on songe aux écrivains, aux danseurs, aux cinéastes... Grâce aux téléchargements, j'ai donné une seconde chance à The Dears et le dernier album Gang of Losers est vraiment excellent. J'ai réécouté No Cities Left et je comprends que ça m'emmerdait.

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Ce fut une journée particulièrement intense dans ma friends list hier! Je ne cacherai qu'il y a quelques mois, j'étais assez ennuyée par Livejournal (comme plusieurs vieux collègues de LJ qui ne viennent plus ou qui écrivent moins, je suppose).  Il faut dire que j'ai conservé le même LJ depuis 2002. Les années s'enchaînent rapidement. J'ai ajouté plusieurs nouvelles têtes dans ma liste et elle devient foutrement intéressante. J'aime écrire autant que lire. Je manquais cruellement de lectures sur LJ.

Depuis octobre, je me suis donnée comme premier objectif d'écrire à chaque jour dans ce journal. C'est un exercice d'écriture. Mon deuxième objectif était de répondre à mes commentaires. Ce n'est pas que j'en reçois des tonnes, mais je ne prenais pas toujours le temps de répondre. Je le respecte assez bien. Mon troisième objectif était de faire plus de commentaires sur les blogues de mes pairs. Je n'y suis pas encore arrivée. Je lis beaucoup. Je ne me prononce pas très souvent, même si parfois j'adore une entrée.

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Un comic drôle sur le lancement du nouveau Windows.
 
 
30 janvier 2007 @ 08:41
Mon PSP fut un objet inoffensif et légal. Cette époque est fort heureusement révolue. Il est maintenant EVIL! Je fus une innocente jeune propriétaire. Le jour où ma petite machine est arrivée de Vancouver, je suis allée faire stupidement l'update. Un geste que j'ai regretté longtemps. Sony venait tout juste de faire paraître la plus récente version du firmware que je me suis empressée de télécharger. Les hackers ne mirent que quelques semaines pour trouver une faille. Le nouveau downgrader était disponible hier sur le vaste monde du net. Pour downgrader, c'est-à-dire revenir au firmware d'origine, il faut détenir une valeureuse copie de Grand Theft Auto : Liberty City Stories. Je dis valeureuse, parce que ce n'est pas toutes les copies qui sont bonnes. Sony vend maintenant des GTA : LCS qui ne permettent plus de cracker la console. Je détiens une de ces copies miracles. J'avoue que le choix du jeu est assez intéressant. Je loadais GTA pour commettre un geste evil de plus. Un petit hack après toutes les atrocités commises par le personnage que je contrôle dans GTA, ça ne veut plus dire grand chose. Ça donne quand même à GTA une dimension nouvelle, plus concrète. Après avoir upgrader ma console vers une version pirate du dernier firmware, mon psp est maintenant prêt pour connaître la manne de fichiers gratuits que le monde du P2P offre. Je pourrais jouer, semble-t-il, au Nintendo 64, en plus de télécharger des jeux de PSP officiels et des jeux de PS1.